Nouveau programme agroalimentaire facilitant la croissance des affaires

La production de galettes de viande, c’est un jeu d’enfants pour Dave Maltese

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Le propriétaire-gestionnaire de Maltese Grocery à Thunder Bay, Dave Maltese, passe beaucoup moins de temps à faire des galettes de viande durant sa journée, grâce à son nouvel appareil acheté sous le programme Nouveaux produits alimentaires durables (NPAD).

Lancé en tant que programme pilote en 2014, le programme Nouveaux produits alimentaires durables (NPAD) vise à aider les petits producteurs et les transformateurs agroalimentaires de l'ensemble du Nord de l'Ontario à acheter de l'équipement en vue d'un objectif précis : l'équipement doit être utilisé pour de nouveaux produits et la transformation à valeur ajoutée afin d'aider les demandeurs retenus à accroître la production et les ventes, à créer des emplois et à élargir leurs marchés.

Ce programme, financé par FedNor et exécuté par le Rural Agri-Innovation Network par l'entremise du Centre d'innovation de Sault Ste. Marie, de concert avec le Réseau des collectivités du Nord-Est, le Clover Valley Farmers' Market et la coopérative Mangeons local Sudbury, fournit aux demandeurs admissibles 5 000 dollars. Ceux qui collaborent avec d'autres demandeurs peuvent obtenir un financement de jusqu'à 15 000 dollars.

Étant donné que le recours au programme NPAD est prononcé, 46 projets ont été approuvés. Grâce à ces projets, on prévoit qu'en tout 170 nouveaux produits et 60 nouveaux processus seront ajoutés aux pratiques de production courantes dans le Nord de l'Ontario, ce qui créera des emplois et de nouvelles possibilités d'affaires à l'échelle de la région.

Il suffit de demander à Dave Maltese, propriétaire-gestionnaire de Maltese Grocery à Thunder Bay, dont la nouvelle portionneuse électrique financée par le programme NPAD produit des galettes de viande bien plates et uniformes. Non seulement cet équipement lui permet de produire cinq fois plus, il a aussi permis d'élargir la gamme des produits offerts pour inclure le bifteck et le bison hachés, la saucisse ainsi que des mini-burgers qui se vendent comme des petits pains chauds.

« C'est un bon achat, qui a été effectué au bon moment, compte tenu de la hausse du prix du bœuf et de la tendance croissante chez les consommateurs à faire des choix alimentaires sains et pratiques. Étant donné que les gens veulent autre chose que de coûteux biftecks, nos galettes de viande uniques conviennent parfaitement » a indiqué M. Maltese.

Il utilise cette machine compacte des plus utiles chaque jour pour transformer 200 livres de parures de bifteck en 600 galettes fraîches. M. Maltese a indiqué que, même la journée de la Fête du Travail, la demande n'a pas diminué, alors que, s'il faisait les galettes à la main, il n'en vendrait qu'environ 120 les bonnes journées.

« Nous pouvons avoir toutes les galettes dont nous avons besoin pour répondre à la demande des consommateurs en un fraction du temps requis auparavant. En fait, nous envisageons pour l'année prochaine de mettre nos galettes dans des boîtes et de les vendre à d'autres magasins à Thunder Bay » a précisé M. Maltese.

Dans le même ordre d'idées, l'élargissement des produits offerts était la raison de la décision de Robert et de Denise Martel d'acheter un métier à feutre à l'aiguille. Les propriétaires de la Meadowview Alpaga Farm à Bruce Mines n'en finissent pas de louanger leur plus récente acquisition commerciale obtenue avec l'aide du programme NPAD. Ce métier leur permet d'envoyer la laine coupée au moulin pour qu'elle soit lavée, triée et cardée, ce qui leur évite de nombreuses autres étapes habituellement requises pour la production du fil.

« Ça coûte la moitié moins de traiter la laine coupée lorsqu'elle revient du moulin. La création d'un produit à valeur ajoutée est beaucoup plus rapide avec l'aiguilleuse » a indiqué Denise Martel.

Les Martel continuent à utiliser des tricotteurs, des tisseurs et des machines à tricoter manuels, mais le métier permet d'accroître la variété des produits qu'ils fabriquent en employant de la laine d'alpaga de moindre qualité d'une manière rentable pour fabriquer des produits d'alpaga haut de gamme.

« Nous avons aussi commencé à créer un mélange de laine d'alpaga de première qualité et de soie. Ce métier nous offre tellement de nouvelles possibilités qu'il nous faudra du temps pour découvrir tout ce que nous pouvons faire. Grâce à cette machine, nous songeons maintenant à faire de la vente de gros et nous examinons la possibilité d'offrir des services de feutrage à d'autres fermiers qui élèvent des alpagas » a indiqué Robert Martel.

Les Martel et Dave Maltese constituent des exemples convaincants de la façon dont des investissements ciblés, dans le cadre du projet pilote NPAD, peuvent favoriser la diversité des entreprises alimentaires et agricoles dans tout le Nord de l'Ontario, par la création de produits nouveaux et novateurs.

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