Cela ne fait aucun doute, les percées de RegenMed permettent d’offrir aux patients de nouvelles options de traitement

Coupe impeccable

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Des techniciens de RegenMed extraient des tissus musculaires d’un os et les coupent en morceaux plus petits dans une salle à environnement contrôlé.

Lorsque les gens consentent au don d’organes et de tissus, ils offrent de l’espoir à ceux qui sont en attente de chirurgie. Alors que la plupart d’entre nous savons que les greffes d’organes sauvent des vies, le Lake Superior Centre for Regenerative Medicine (RegenMed) de Thunder Bay améliore la qualité de vie de patients grâce aux dons de tissus.

RegenMed, la seule banque indépendante de tissus au Canada, se consacre à offrir des os et des tissus mous humains de la meilleure qualité à des fins de greffes. Elle a récemment ajouté à sa collection d’os, de tendons et de ligaments utilisés pour différentes procédures médicales grâce à un investissement de FedNor de 494 968 $. Cette contribution lui a permis d’acheter un broyeur d’os cortical, d’élargir et de commercialiser de nouveaux produits et de développer de nouveaux marchés. Comme son nom l’indique, l’équipement hautement spécialisé permet de réduire en poudre l’épaisse couche supérieure des os. Le produit fini est alors appliqué lors de chirurgies buccale et maxillo-faciale pour stimuler la formation de nouveaux os chez les patients qui, par exemple, ont avoir été victime d’un accident d’auto.

« Le fait de pouvoir régénérer les tissus de son propre corps est idéal. L’autre solution est de vivre le reste de vos jours avec un agent étranger dans votre corps », explique David Stezenko, directeur exécutif de RegenMed.

Le centre de traitement de pointe pour les tissus pouvant être greffés est le premier au Canada à fournir l’importante poudre de l’os cortical. Un des principaux objectifs de la stratégie de développement de marchés de RegenMed était d’obtenir l’accréditation de l’American Association of Tissue Banks (AATB), un processus coûteux qui peut prendre jusqu’à deux ans et demi. Toutefois, lors du premier examen de ses données, l’installation de Thunder Bay a respecté les normes les plus strictes établies par l’autorité mondiale en matière de banques de tissus et a reçu l’accréditation de l’AATB, ce qui est remarquable selon Monsieur Stezenko.

« Nous disposons des bonnes personnes et d’un système de qualité incroyablement robuste qui permettent de s’assurer que les normes les plus strictes de l’industrie sont respectées », affirme Monsieur Stezenko. « L’obtention de l’accréditation de l’American Association of Tissue Banks permet d’assurer le soin des patients et de donner la paix d’esprit aux chirurgiens qui utilisent nos tissus. »

Avant son programme d’os cortical, RegenMed était limité dans le nombre de patients qu’il pouvait aider grâce à un don précieux. Maintenant, il peut traiter plus de tissus de donneurs pour améliorer la qualité de vie de jusqu’à 75 personnes. L’élargissement de sa gamme de produits a permis à RegenMed d’embaucher quatre nouveaux employés, pour un effectif total de 15 employés.

Nouveau laboratoire de matrice dermique acellulaire de RegenMed

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La peau est traitée dans ce nouveau laboratoire à l’aide d’équipement automatisé pour en retirer les cellules.

Le centre a lancé sa poudre d’os sur le marché à la fin de mars 2019, et Monsieur Stezenko dit que cela fera des vagues au sein de la communauté médicale canadienne qui, jusqu’à ce moment, importait de coûteux os corticaux de fournisseurs américains. Le revenu généré permettra au centre d’effectuer des opérations compétitives et durables.

RegenMed lance également un nouveau traitement avancé pour les blessures qui utilise les dons de peau. Cette initiative soutenue par FedNor utilise un processus automatisé breveté pour générer un produit près à utiliser pour les greffes afin d’améliorer la guérison et la récupération des patients. Pour les patients qui souffrent de diabète ou de blessures chroniques, les cliniciens placent le produit sur la région touchée pour régénérer la peau et diminuer le risque d’infection.

« Il y a une douzaine d’entreprises au monde qui traitent les tissus à la main », dit Monsieur Stezenko. « Mais, nous sommes les seuls sur la planète ayant un processus automatisé qui extrait les cellules de la peau. Notre nouveau processus breveté pavera la voie pour des coûts beaucoup moins élevés pour les cliniciens canadiens, cela ne fait aucun doute. »

En plus de permettre de réaliser des économies de première ligne pour le système de soins de santé de l’Ontario, le produit cutané pourra être appliqué par des cliniciens formés aux postes de soins infirmiers dans les communautés éloignées du Nord de l’Ontario, éliminant ainsi le besoin pour les patients de se déplacer vers des centres plus grands pour recevoir un traitement. En 2018, environ 2 300 personnes en Ontario ont perdu une partie de leur jambe à cause d’un ulcère diabétique qui ne guérissait pas. Monsieur Stezenko espère que lorsque les cliniciens auront accès à cette technologie, un plus grand nombre de patients pourra éviter ce genre d’amputation.

Le produit sera offert sur un marché de moins en moins bien desservi. Il sera particulièrement intéressant pour les communautés autochtones du Nord de l’Ontario où, selon le Réseau local d’intégration des services de santé, le diabète, ainsi que les complications connexes, est de trois à cinq fois plus présent que dans la population générale.

Ces projets ne sont que deux exemples des initiatives financées par FedNor pour soutenir la Stratégie pour la prospérité et la croissance du Nord de l’Ontario du gouvernement fédéral. Pour en apprendre davantage, visitez le site de la SPCNO.

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