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Un laboratoire de haute technologie unique en son genre crée des solutions novatrices pour améliorer la santé et la sécurité au travail

Comprendre les réactions de l’organisme dans différentes conditions environnementales

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Kimberly Friesen et Curtis Hancock, des étudiants diplômés, montrent l’une des applications de l’enceinte à environnement contrôlé du CRSST : l’utilisation du chariot métabolique pour effectuer des mesures physiologiques dans des conditions précises de température (chaude ou froide) et d’humidité.

L’Université Laurentienne de Sudbury dispose d’un simulateur de milieux de travail révolutionnaire qui contribue à résoudre les principaux problèmes de santé et de sécurité au travail. Un investissement de plus de 286 000 $ de FedNor a permis la mise sur pied du laboratoire de recherche de pointe exploité par le Centre de recherche sur la santé et sécurité au travail (CRSST).

La particularité de cette installation, c’est qu’elle regroupe sous un même toit trois éléments clés de l’équipement de recherche et d’essai. Le premier élément est une enceinte à environnement contrôlé qui ressemble à un congélateur-chambre en acier inoxydable (une pièce à l’intérieur d’une pièce) dans laquelle la température et les niveaux d’humidité peuvent être réglés pour simuler les conditions de travail réelles sur le terrain. Le deuxième élément est un Rotopod qui mesure et reproduit les vibrations et les mouvements auxquels serait exposé l’opérateur d’un marteau-piqueur, par exemple. Le dernier élément est un oculomètre qui peut détecter, entre autres, les distractions visuelles qui pourraient constituer un danger ou provoquer un accident. Ces trois composants peuvent être utilisés individuellement ou en combinaison, selon les besoins.

Ce centre vise principalement deux objectifs. Il veut tout d’abord aider les industries et les collectivités du Nord de l’Ontario à améliorer les conditions de travail et à réduire les accidents du travail. Il y parvient grâce à des recherches menées « sur le terrain - dans le laboratoire - sur le terrain ». Selon Sandra Dorman, directrice du CRSST, le simulateur permet de réduire les temps d’arrêt de l’industrie, tout en explorant des solutions pour améliorer la sécurité au travail.

« La meilleure façon d’examiner un problème en particulier est de parler aux gens sur le terrain, de consigner toutes les données nécessaires, de les ramener au laboratoire, de reproduire le problème, de trouver une solution et de la mettre ensuite à l’essai sur le terrain, explique Mme Dorman. En élaborant des solutions dans les mêmes conditions que celles observées sur le terrain, on élimine les temps d’arrêt de l’équipement et certains réglages qu’il faudrait autrement effectuer, ce qui fait gagner un temps précieux aux entreprises. »

Les risques liés à l’équipement mobile sont communs à de nombreux lieux de travail dans les secteurs de l’exploitation minière, de la foresterie, des travaux publics et de la construction. La conduite de camions à ordures et de chasse-neige est un bon exemple de travail où la fatigue peut entrer en jeu. Comme le fait remarquer Mme Dorman, le centre peut utiliser le simulateur de milieux de travail pour reproduire les défis posés par l’équipement mobile en laboratoire, ce qui permet aux étudiants d’essayer diverses solutions novatrices et pratiques pour tenter d’éliminer les accidents et les blessures.

L’oculomètre, utilisé à l’origine dans la conception de l’aménagement des épiceries pour déterminer ce qui attire l’œil du consommateur, contribue également à améliorer les produits et l’équipement. Mme Dorman a utilisé comme exemple l’ajout d’un écran de caméra de recul sur un gros véhicule du secteur minier.

« L’installation d’un tel dispositif pourrait nuire à la vision de l’opérateur, surtout sous terre, souligne-t-elle. De plus, son écran lumineux pourrait le distraire. Les systèmes de caméra peuvent aider à gérer les gros véhicules, mais seulement s’ils sont placés correctement. C’est là que l’oculomètre se révèle utile. Cet appareil est également un excellent moyen de former les nouveaux employés en utilisant le système pour enregistrer ce que les travailleurs expérimentés regardent et recherchent, et utiliser cette vidéo pour former les débutants. »

Au cours de la première année de fonctionnement du laboratoire seulement, l’investissement de FedNor a permis de créer six emplois et d’en maintenir trois autres au CRSST. De plus, grâce à ses activités de recherche, le simulateur de milieux de travail a contribué au maintien de quatre entreprises et à l’expansion de huit autres. Il a également aidé les entreprises à mettre au point trois nouveaux produits.

Ça brasse sur le Rotopod

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Curtis Hancock, un étudiant diplômé, est en tenue et prêt à se faire brasser pour la science! La plateforme robotique de mouvements et de vibrations fonctionne selon six degrés de liberté pour recréer les vibrations et les mouvements du matériel utilisé sur le terrain. La plateforme peut notamment être utilisée pour évaluer à quel point les matériaux et les vêtements peuvent efficacement atténuer l’exposition aux vibrations et les risques pour les personnes et l’équipement.

Le CRSST aide les milieux de travail du Nord de l’Ontario à accélérer la commercialisation de produits novateurs conçus pour atténuer les problèmes au travail. Les pilotes, les mécaniciens, les charpentiers et les travailleurs de la construction sont particulièrement à risque de développer le syndrome des vibrations du système main-bras, qui peut être causé par une exposition prolongée aux vibrations. Les symptômes comprennent notamment un engourdissement, des picotements et une diminution de la sensibilité nerveuse et peuvent entraîner une perte de fonction dans la main et le bras. Grâce au Rotopod du CRSST, les entrepreneurs peuvent évaluer si leur prototype sera efficace pour prévenir ou réduire la transmission des vibrations au travailleur.

« Il peut être très coûteux et difficile pour les entreprises locales de tester leurs produits, explique Mme Dorman. Nous nous efforçons de combler le fossé entre la recherche et la commercialisation. Les entrepreneurs peuvent travailler avec notre technicien de laboratoire qui gère l’équipement et faire participer certains de nos quelque 40 étudiants de niveau postdoctoral à leurs recherches de pointe. Tant les étudiants que les entrepreneurs y gagnent. »

Pour faire connaître les nouvelles installations du CRSST et sa capacité de recherche, ainsi que les projets de recherche auxquels il a participé au cours de sa première année de fonctionnement, les responsables du centre ont organisé avant le début de la pandémie de coronavirus huit événements qui ont attiré au total 240 personnes.

Avec son simulateur de milieux de travail et son laboratoire mobile, le CRSST s’impose comme un chef de file en matière de santé et de sécurité au travail, tant au pays qu’à l’étranger. Grâce à des recherches, des technologies et des essais novateurs, le CRSST aide les petites et moyennes entreprises à améliorer la sécurité sur le lieu de travail, ce qui se traduit par d’importantes économies.

Le simulateur de milieux de travail du CRSST n’est qu’un exemple du type d’initiatives financées par FedNor à l’appui de la Stratégie pour la prospérité et la croissance du Nord de l’Ontario du gouvernement fédéral. Pour en apprendre davantage, visitez le site de la SPCNO.

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