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Moderniser la Cloverbelt Country Meats Cooperative pour connaître un succès « bœuf »

Cloverbelt Country Meats Cooperative

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L’abattoir d’Oxdrift a récemment fait l’objet d’importantes rénovations. Photo : Gracieuseté de Roger Griffiths.

Comme le veut l’adage, tout est dans le choix du moment. En 2019, la Cloverbelt Country Meats Cooperative, située juste à l’ouest de Dryden, en Ontario, a modernisé son abattoir grâce à un investissement de 150 000 $ de FedNor. Ce financement lui a permis d’agrandir la zone de travail de l’usine, d’améliorer ses systèmes de drainage, d’éclairage et de chauffage, et d’acheter de l’équipement neuf pour l’abattage, la transformation, la production à valeur ajoutée, le stockage et l’emballage.

L’installation sans but lucratif d’Oxdrift fournit un service essentiel aux agriculteurs locaux, aux Premières Nations, aux collectivités, aux chasseurs et aux pourvoyeurs pour qu’ils puissent transformer leur bœuf, bison, porc, volaille, agneau et wapiti, ainsi que l’orignal et le cerf en saison. Construite à la fin des années 1970, l’usine a dû assumer des frais élevés de réparation pour se conformer à la réglementation actuelle du ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario.

Les travaux de rénovation réalisés en décembre 2019 ont donné un nouveau souffle à l’installation et lui ont permis de tirer profit de l’efficacité de la production pour répondre à une demande plus forte, alimentée par le désir sans cesse croissant des consommateurs de soutenir les entreprises locales dans la foulée de la COVID‑19.

« Nous constatons que les gens veulent savoir d’où vient leur nourriture et qu’ils sont prêts à se rendre au magasin de l’usine pour acheter ce qu’ils veulent, fait remarquer Roger Griffiths, président du conseil d’administration de la Cloverbelt Country Meats Cooperative. Alors que certaines grandes chaînes d’épiceries ont fixé des limites sur la quantité de viande que les clients peuvent acheter, la coopérative est prête et peut remplir des commandes importantes. Je pense que nous assistons peut‑être à un retour à l’époque où les gens achetaient une côte de bœuf ou de porc pour la conserver dans leur congélateur. »

La Cloverbelt Country Meats Cooperative attire maintenant un certain nombre d’éleveurs de Thunder Bay où il n’y a pas d’abattoir pour la volaille. Elle accepte également tout surplus de viande de bœuf ou de porc, le cas échéant. De plus, la coopérative transforme de plus en plus la viande provenant d’animaux de Kenora. M. Griffiths fait remarquer que la croissance des activités se fait sans campagne pour recruter des membres ni publicité.

Dans le passé, la coopérative a connu des ralentissements saisonniers, généralement au printemps et en été. Mais cette année, le chiffre d’affaires a explosé. M. Griffiths affirme qu’au milieu de l’année 2020, il avait déjà triplé la production d’une année normale. Il est d’avis que certaines des nouvelles machines, achetées grâce au financement accordé par FedNor, ont aidé la coopérative à accroître sa capacité.

Mettre davantage de produits locaux sur le marché

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Curtis Hancock, un étudiant diplômé, est en tenue et prêt à se faire brasser pour la science! La plateforme robotique de mouvements et de vibrations fonctionne selon six degrés de liberté pour recréer les vibrations et les mouvements du matériel utilisé sur le terrain. La plateforme peut notamment être utilisée pour évaluer à quel point les matériaux et les vêtements peuvent efficacement atténuer l’exposition aux vibrations et les risques pour les personnes et l’équipement.

Parmi ces achats, il y a un nouveau tambour culbuteur. L’appareil est conçu pour répartir uniformément une marinade afin d’accroître la rétention de l’humidité d’un morceau de viande. En plus de répondre aux normes actuelles du ministère, l’appareil peut également accomplir le travail en seulement le quart du temps que mettait celui qu’il a remplacé. Selon M. Griffiths, le personnel pensait que c’était Noël lorsque le nouvel équipement est arrivé.

« Nous avions un fumoir, mais il n’était pas suffisamment perfectionné pour être efficace et avait plutôt tendance à assécher les produits, d’expliquer M. Griffiths. Notre nouveau modèle informatisé est beaucoup plus facile à utiliser. Nous pouvons maintenant nous assurer que le niveau d’humidité dans un jambon, par exemple, est chaque fois le même. Il enregistre les températures atteintes et leur durée, ce qui représente une mesure de sécurité importante pour nos clients. De plus, l’équipement possède des fonctions de traçabilité des aliments pour accélérer le rappel de produits, si jamais le besoin s’en faisait sentir. »

Maintenant qu’elle dispose de chambres froides et de congélateurs neufs et spacieux à haut rendement énergétique, la coopérative Cloverbelt est désormais en mesure de séparer et de manipuler davantage de gibier sauvage pendant la saison de la chasse. Les chambres froides réservées à la volaille empêchent toute contamination croisée. L’aire de congélation supplémentaire sera utilisée pendant la saison morte pour traiter et conserver les produits en vue de leur vente.

Les améliorations apportées au bâtiment, dans le cadre desquelles on a déplacé la cuisine du personnel au rez‑de‑chaussée, amélioré l’éclairage général pour éliminer les ombres et modernisé les surfaces intérieures pour faciliter le nettoyage et la désinfection, ont accru le confort et la sécurité de l’usine pour ses cinq employés à temps plein, quatre autres à temps partiel, et environ sept employés occasionnels. M. Griffiths est convaincu que le système de chauffage au propane à rayonnement à partir du plancher, qui a remplacé le système de chauffage électrique, permettra de réaliser des économies.

Le nouveau fumoir haut de gamme de Cloverbelt

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L’investissement de la coopérative dans de l’équipement neuf. Photo : Gracieuseté de Roger Griffiths.

En bref, la capacité de la coopérative ne cesse d’augmenter. Uniquement pour le porc, elle a plus que doublé sa capacité d’abattage grâce à l’équipement neuf. Pour répondre à la demande, la coopérative est à la recherche d’un deuxième boucher.

« L’incursion de la coopérative dans les marchés fermiers cette année contribue également à accroître son chiffre d’affaires, ajoute M. Griffiths. Nous contribuons à la sécurité alimentaire de la région. Quant aux producteurs, nous encourageons une plus grande production, ce qui se traduira par une augmentation des revenus. Ils y voient l’occasion de commercialiser davantage de produits locaux. »

Ces améliorations apportées à l’abattoir stabilisent le secteur agroalimentaire dans le Nord-Ouest de l’Ontario et en favorisent le développement. Ce projet est un exemple du type d’initiatives financées par FedNor à l’appui de la Stratégie pour la prospérité et la croissance du Nord de l’Ontario (SPCNO). Pour en apprendre davantage, visitez le site de la SPCNO.

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